Avenir de l’Alsace : Ponce-Pilate-Rottner fait l’autruche et s’en lave les mains !

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Communiqué du groupe Rassemblement National Alsace Champagne-Ardenne Lorraine.

Le 12 septembre dernier, face à la presse régionale et dans le contexte de la venue de la sous-ministre Jacqueline Gourault en Alsace, le président du Grand Est Jean Rottner avouait publiquement que la question de l’avenir de l’Alsace n’était « pas (sa) priorité quotidienne ». Une bien curieuse sortie, qui traduit le désintérêt du président du Grand Est dans la résolution du malaise alsacien, particulièrement au moment où un élu respectable et expérimenté tel que Georges Schuler quitte la majorité régionale LR pour siéger en tant qu’élu alsacien. Son départ discrédite gravement l’action de Jean Rottner à la tête du Grand Est.

Pourtant l’imbroglio institutionnel autour de l’organisation territoriale alsacienne constitue bien l’un des sujets les plus brûlants du mandat de Jean Rottner. Amorcé sous Philippe Richert, le mécontentement alsacien s’est affermi tout au long de l’année dernière, et les consultations menées par le préfet Marx n’ont débouché que sur un report de la question, avec un changement d’interlocuteur puisque c’est désormais la sous-ministre Gourault qui poursuit la mission du préfet pour le gouvernement.

Alors, peut-on compter sur Jean Rottner pour sortir l’Alsace de la crise profonde qu’elle traverse ? Il semble que ce soit tout l’inverse : plus l’Alsace sera faible et divisée, plus le président du Grand Est sera rassuré. En effet, le « gouverneur » Rottner n’est-il pas le premier à défendre le cadre de la loi NOTRe, qui sanctuarise les compétences de sa grande région et interdit l’émergence d’une collectivité territoriale à statut particulier en Alsace ? Sa défense de la solution d’une « fusion des départements » à l’intérieur du Grand Est et sa volonté de ne pas transférer de compétences régionales à la future collectivité alsacienne traduisent bien l’attitude d’un homme prêt à tout pour conserver son pouvoir, au risque de déséquilibrer son territoire d’origine.

Ainsi Jean Rottner laisse les Alsaciens se déchirer, quitte à assombrir l’avenir de l’Alsace. Pourtant il était l’un de ceux qui pouvaient débloquer la situation, en pensant moins à son pouvoir personnel qu’au bien commun de nos administrés. Mais il aurait fallu du courage et de la lucidité pour reconnaitre que les grandes régions ont été des erreurs et qu’il faut abroger la loi NOTRe, il aurait fallu de l’abnégation et un sens politique certain pour transférer un maximum de compétences partagées aux départements d’Alsace, au premier rang desquelles le tourisme, la culture et le sport. Mais toutes ces qualités manquent manifestement au président de la super-région : tant qu’il conservera son siège doré l’avenir de l’Alsace restera bancal.