L’omerta dans l’Éducation Nationale doit cesser !

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Communiqué de Laurent Gnaedig, Conseiller régional RN Alsace Champagne-Ardenne Lorraine, Co-responsable Alsace du nord du Rassemblement National.

À l’instar de l’affaire Weinstein qui a délié les langues à Hollywood, l’affaire de la professeure braquée par un élève doit déclencher la libération de la parole dans l’Éducation Nationale quant aux histoires de comportements inadmissibles d’élèves.

Je siège à la commission Lycées au conseil régional, ainsi qu’au CAEN et je suis le seul élu à avoir évoqué le problème dans mes interventions (voir mon intervention du 22.06.18) en commission ou plénière (169 élus) : c’est dire à quel point le problème est passé sous silence car considéré comme politiquement incorrect.

Je me rappelle d’un CAEN à l’été 2017 qui s’est tenu quelques jours après que des professeurs avaient exercé leur droit de retrait dans un collège strasbourgeois miné par la violence : le problème n’y était même pas évoqué !

L’Éducation Nationale affirme réagir mais c’est faux comme peuvent le démontrer les premiers témoignages sous le hashtag « pas de vague » qui percent dans les médias. Les remous sont soit ignorés, soit étouffés par des stratégies de dénonciation ou de mise en cause des enseignants. Souvent les principaux ou proviseurs participent à ce mouvement de chape de plomb.

Je rappelle que les professeurs n’ont pas le droit d’exclure un élève à moins qu’il constitue un danger gravissime dans la classe, si bien que nous assistons à des situations lors desquelles le professeur doit admettre toutes sortes de phénomènes qui nuisent gravement au bon déroulement du cours.

Je demande le droit pour les professeurs d’exclure les fauteurs de trouble, dans le cadre de certaines limites et le retour de sanctions vraiment dissuasives.