Pétition : Mobilisation générale contre le démantèlement de Saint-Gobain PAM

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Mobilisation générale contre le démantèlement de Saint-Gobain PAM

En vingt-cinq ans, la France a perdu 3 millions d’emplois industriels (en 1984 on comptait 6 millions d’emplois industriels dans notre pays contre 3,5 millions fin 2017) et le secteur productif ne représente plus que 12% du Produit Intérieur Brut national. Dans les régions du Grand Est, qui comptent parmi les plus industrialisées de France, on dénombrait 272 463 salariés travaillant dans le secteur de l’industrie manufacturière en 2017, des effectifs qui ont diminué de 20% en dix ans.

Ce déclin industriel s’est accompagné d’une multiplication des scandales politico-financiers et d’OPA agressives (récemment, le démembrement d’Alstom avec la vente d’Alstom-Énergie à General Electric, la cession des Chantiers de l’Atlantique à l’Italien Ficantieri..), des délocalisations (la Peugeot 2008, deuxième voiture la plus vendue en France est construite en Espagne depuis l’année dernière..), de fermetures d’usines (Molex, Whirlpool, Ford, Tupperware..), avec pour conséquences, un déclassement de la France dans la compétition économique mondiale, et la perte massive d’emplois à travers la répétition des plans sociaux.

Nous sommes à nouveau à la veille de perdre un fleuron industriel, des savoir-faire et des milliers d’emplois : l’usine métallurgique de Pont-à-Mousson, cette célèbre fonderie française, leader mondial dans la fabrication de canalisations, qui emploie 2200 salariés en Lorraine, est en passe de céder 60% de ses actifs au groupe chinois Xin Xing. Selon le cabinet ADIT, spécialisé dans l’intelligence économique, ce rachat permettrait à la firme chinoise de « supprimer l’un de ses principaux concurrents internationaux, et de surcroît, en récupérer ses derniers avantages comparatifs », c’est-à-dire sa banque de brevets. Le risque de fermeture de l’entreprise en France à l’issue de cette opération semble de surcroît inévitable.

Nous ne pouvons pas laisser Pont-à-Mousson se faire harponner ainsi, ni permettre un nouveau détricotage de notre souveraineté industrielle. Dans cette affaire, seule la volonté politique et la mobilisation de tous permettront la sauvegarde de nos emplois et de notre outil industriel comme de notre avenir dans la compétition économique mondiale. Dans ce combat politique, nous ne pouvons pas faire confiance à notre gouvernement : le président de la République est celui qui, ministre de l’Économie sous François Hollande, a permis le rachat de la branche énergie d’Alstom !

Face à un gouvernement qui n’hésite pas à vendre la France à la découpe et au ministre Le Maire qui, en mai dernier, s’est montré ouvert à ce rachat, nous ne pouvons pas rester passifs. Ce projet de rachat doit être bloqué par tous les moyens légaux disponibles, mais il doit d’abord sortir du silence médiatique dont il fait l’objet pour être au centre d’une discussion collective entre tous les Français sur le cap industriel que doit tenir notre pays.

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