Nos élus interrogent le directeur de l’ARS Grand Est – 17/10/2019

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Marion Wilhelm, Frédéric Fabre et Thierry Besson interrogent le directeur Grand Est de l'Agence Régionale de Santé (ARS) sur le Plan Régional de Santé 2018-2028.


Notre groupe a alerté sur le risque de fermeture de l'hôpital de Thann qui entrainerait, de fait, un éloignement de l’offre de santé des citoyens. Nous avons par exemple défendu la maternité de Thann.

Question (version simplifiée) :

« Monsieur le directeur, cher collègue,

Votre venue ici me permet de vous faire part de mes vives inquiétudes, ainsi que de celle des élus locaux du secteur de Thann.

Il y a plusieurs mois, au sein de cet hémicycle, je m’insurgeais contre la fermeture programmée de la maternité de l’hôpital de Thann. En effet, j’annonçais que si le service de maternité fermait, alors l’hôpital de Thann se retrouverait menacé dans son intégralité.

Aujourd’hui, monsieur le directeur, je constate que mes inquiétudes se confirment. Dans ce nouveau plan d’aménagement l’hôpital se retrouve relégué à un rôle subsidiaire « d’hôpital de proximité ». Ce reclassement en hôpital de proximité conduirait selon la définition du terme « hôpital de proximité » issue du décret du 20 mai 2016 à la fermeture du service de chirurgie ainsi que du service obstétrique.

Je me permets de vous alerter une nouvelle fois. Ce secteur est déjà très fragilisé, plusieurs faits divers ont déjà eu lieux ces derniers temps, avec notamment des accouchements en bordure de route.

En cas de fermeture de service qui me semble actuellement vital pour notre vallée, l’hôpital le plus proche serait alors Mulhouse.

Monsieur le directeur, pouvez-vous nous donner concrètement les éléments en votre possession concernant le devenir de l’hôpital de Thann ? »


Nous nous sommes également inquiétés sur le principe de rentabilité économique des hôpitaux publics et de la concurrence qui est exercée par les cliniques privées qui récupèrent les actes les plus « rentables ».

Question (version simplifiée) :

« Monsieur le directeur, cher collègue,

Dans votre rapport, vous consacrez un chapitre entier à l’amélioration de la prise en charge de nos anciens. Cette amélioration devrait selon votre rapport reposer principalement sur le maintien à domicile ainsi qu’un accompagnement personnalisé à la situation des personnes âgées.

En effet, nous devrons faire face dans les prochaines années à une hausse de 30% de personne de plus de 60 ans résidant dans le Grand Est. Cela devrait représenter 175 000 personnes en situation de dépendance.

Votre objectif de consacrer une véritable politique à cette problématique est louable, cependant nous ne voyons pas concrètement comment vous allez mettre en place cet accompagnement. L’offre de soin est actuellement très mal répartie sur le territoire, des zones entières ne sont pas pourvues. De plus, le 15 octobre dernier un mouvement social a touché les Ehpad, ces derniers réclament de meilleurs conditions de travail et plus de postes. Cette profession est mal rémunérée et très difficile, cela engendre une baisse des vocations.

Au vu des enjeux et de l’augmentation du nombre de personnes dépendantes, monsieur le directeur, de l’aveux même de votre rapport, l’offre et les moyens de prise en charge des personnes âgées est inégalement et insuffisamment répartie sur le territoire, je pense notamment aux EHPAD, qu’allez-vous mettre concrètement en œuvre afin de résorber cette problématique ? »


Enfin, nous avons alerté sur la politique de dépendance et la mauvaise répartition des EHPAD à travers le territoire. L’ARS souhaite favoriser le maintien à domicile.

Question (version simplifiée) :

« Monsieur le directeur, cher collègue,

Dans votre rapport, vous consacrez un chapitre entier à l’amélioration de la prise en charge de nos anciens. Cette amélioration devrait selon votre rapport reposer principalement sur le maintien à domicile ainsi qu’un accompagnement personnalisé à la situation des personnes âgées.

En effet, nous devrons faire face dans les prochaines années à une hausse de 30% de personne de plus de 60 ans résidant dans le Grand Est. Cela devrait représenter 175 000 personnes en situation de dépendance.

Votre objectif de consacrer une véritable politique à cette problématique est louable, cependant nous ne voyons pas concrètement comment vous allez mettre en place cet accompagnement. L’offre de soin est actuellement très mal répartie sur le territoire, des zones entières ne sont pas pourvues. De plus, le 15 octobre dernier un mouvement social a touché les Ehpad, ces derniers réclament de meilleurs conditions de travail et plus de postes. Cette profession est mal rémunérée et très difficile, cela engendre une baisse des vocations.

Au vu des enjeux et de l’augmentation du nombre de personnes dépendantes, monsieur le directeur, de l’aveux même de votre rapport, l’offre et les moyens de prise en charge des personnes âgées est inégalement et insuffisamment répartie sur le territoire, je pense notamment aux EHPAD, qu’allez-vous mettre concrètement en œuvre afin de résorber cette problématique ? »