Question écrite relative à l’organisation de la relocalisation de la production de masques dans le Grand Est pendant la pandémie de COVID-19 et le rôle des pouvoirs publics locaux

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Question écrite de Virginie Joron, Présidente du groupe RN Alsace Champagne-Ardenne Lorraine, Député européen.

Samedi 23 mars dernier, le président du Grand Est Jean Rottner a annoncé une commande de 5 millions de masques auprès de chaînes de production étrangères, qui devait être augmentée de commandes passées auprès d’entreprises locales pour les aider à maintenir leur activité, mais aussi pour permettre la relocalisation de ces productions sur le territoire national. À ce sujet, l’objectif assigné à ces dernières était de confectionner un million de masques par semaine.

Deux mois après cette annonce, il semble que cette stratégie de relocalisation ait connu quelques ratés. L’entreprise alsacienne Labonal en a amèrement fait les frais : après avoir longuement bataillé pour que l’usine de Dambach-la-Ville produise plus de 10 000 masques par jour, le chef d’entreprise s’est rendu compte que non seulement les masques importés de l’étranger permettaient un filtrage beaucoup moins efficace des microparticules que ceux produits localement (99,6% contre 70%), mais que les commandes publiques négligeaient de soutenir l’offre locale. Ainsi, l’agglomération de Mulhouse aurait commandé plus de 500 000 masques alors que l’entreprise alsacienne précitée aurait pu, selon les dires de son directeur, en produire près de la moitié.

Parmi tous les masques ayant fait l’objet de commandes publiques de la part des exécutifs locaux, combien ont-ils été produits dans notre région ?

Sur quels obstacles la stratégie de relocalisation a-t-elle achoppé ?

Comment comptez-vous favoriser la production locale d’équipements médicaux dans les mois qui viennent ?

Pourquoi avoir eu recours à l’importation massive de masques, dont les qualités protectrices semblent bien moins performantes que les masques produits localement ?