Immigration et islamisme : Les deux tabous de l’exécutif du Grand Est

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Communiqué de Virginie Joron, Député européen, Présidente du groupe RN Alsace Champagne-Ardenne Lorraine

Si l’islamisme est aussi puissant en France et dans le Grand Est, c’est à cause de l’action d’élus opportunistes et cyniques, qui, plutôt que de protéger les Français, ont choisi de servir l’agenda des extrémistes d’Allah. La guerre que mènent les islamistes contre notre culture, nos valeurs, ne serait pas aussi avancée sur notre sol sans l’aide décisive de politiques électoralistes comme Jean Rottner, ancien maire LR de Mulhouse et actuel président de la région Grand Est.

Lors de la dernière séance du Conseil Régional du Grand Est, notre groupe avait été particulièrement surpris lorsque Jean Rottner avait perdu son sang-froid sur le dossier de l’abattage halal, dont il se faisait un ardent défenseur alors que nos élus refusaient que les Lorrains, les Champardennais et les Alsaciens n’aient pas d’autre possibilité que de manger de la viande abattue selon un rituel religieux et qui plus est ne respectant pas le bien-être animal.

Un an plus tôt, le cabinet du président Jean Rottner avait bloqué notre proposition de débattre des conséquences de l’immigration massive dans le Grand Est, cherchant à nous diaboliser pour mieux cacher une réalité de plus en plus sordide. Nous nous souvenons aussi que l’exécutif « LR » du Grand Est avait appelé des associations dites antiracistes à porter plainte contre l’un de nos collègues lorsqu’il avait critiqué publiquement et en des mots crus la politique migratoire de notre pays. Notre collègue a été relaxé par la justice, mais l’on a retenu la conviction de la droite molle au pouvoir dans notre région : pour son chef, critiquer l’immigration est un délit. Mais c’est encore notre droit de le faire.

L’on se souvient aussi de l’indignation provoquée lorsque la majorité régionale avait souhaité harmoniser le tarif des cantines dans tous les lycées qu’elle a à sa charge, prévoyant des rabais pour les lycéens musulmans pratiquants. Et de la colère surjouée des mêmes, lorsque nous avions dénoncé en mars 2018 un protocole prétendant lutter contre la radicalisation, qui prévoyait d’organiser le retour de mineurs issus de familles parties faire le djihad en Syrie !

L’immigration et l’islamisme sont en effet les deux tabous de l’exécutif du Grand Est. Par idéologie et par électoralisme, les barons locaux ont refusé de regarder en face ces phénomènes. Il faut désormais que ces compromissions cessent, car elles ont alimenté le pire sur notre territoire.

Sans l’appui décisif de Jean Rottner, alors maire de Mulhouse, à la poursuite de l’édification du centre An-Nour, décrit dans le livre Qatar Papers (2019) comme le plus important projet islamique et politique de l’Etat du Qatar en Europe, cette « mosquée-cathédrale » n’aurait jamais été ouverte. Car An-Nour n’est pas un simple lieu de culte : c’est une école, une morgue, une maternité, un centre de conférences. C’est un État dans l’État, financé et surveillé par le Qatar. On apprend notamment dans Qatar Papers que les caméras du chantier d’An-Nour étaient exploitées par les donateurs du Golfe. Ces derniers étant, entre autres, le diwan (cabinet) de l’émir du Qatar, le Ministère des Affaires Étrangère qatari, les principales sociétés d’État qataries et des membres éminents de la famille régnante Al-Thani.

Contribuer à construire en France et en Europe une société parallèle, estampillée « halal », voilà la stratégie du Qatar selon Mohamed Louizi, ancien membre des Frères Musulmans. Dans l’Est l’heure est grave : une contre-société a été bâtie dans l’ombre, avec le concours d’élus de la République. Ils doivent désormais être confrontés à leurs responsabilités. Jean Rottner et les élus de Mulhouse doivent répondre de leurs actions et se repentir d’avoir exposé leurs administrés, leur peuple, aux barbares et aux ennemis de la France.

Il faut fermer An-Nour et poursuivre ceux qui ont permis son développement. Il faut aussi fermer l’EMU (European Muslim Union), basée à Strasbourg. Son objectif est de combattre « l’islamophobie et de promouvoir le port du voile chez les femmes au niveau européen » selon Qatar Papers.

Nous attendons des élus qu’ils fassent publiquement leur examen de conscience et qu’ils prennent leurs responsabilités.