Luxe et volupté à la maison d’arrêt de Colmar

Classé dans : Communiqués | 0

 

Communiqué du groupe Rassemblement National Alsace Champagne-Ardenne Lorraine.

À l’initiative de l’association culturelle, éducative et sportive d’aide aux détenus, les deux étoiles du JY’S, restaurant doublement étoilé de Colmar, s’invitent en prison. Au menu, foie gras de canard, torche aux marrons, etc. L’extraordinaire vient remplacer l’ordinaire.

Dylan s’est régalé, c’est un menu « au top ».

Oui mais voilà : nos anciens, eux, peuvent observer d’un regard morne le  plateau repas de la maison de retraite, qui s’en soucie ? Quel chef doublement étoilé viendra à Noël pour transformer l’ordinaire en extraordinaire ?

Nos sans-abris peuvent avaler leur sandwich humide, quel chef doublement étoilé descendra dans la rue leur apporter ces quelques grammes de bonheur ?

D’autres associations, œuvrant discrètement pour les jeunes en centre d’éducation fermée, n’ont pas, elles, cette chance-là.

Et surtout, les victimes des détenus ont-elles seulement une Marguerite Rodenstein pour entendre et réparer leur souffrance ?

Les symptômes de cette société à deux vitesses doivent cesser, où les coupables sont toujours plus importants que les victimes. Cette indécence doit être réparée.

Nous, élus du Rassemblement National, proposons au chef doublement étoilé de l’accompagner dans ses prochaines œuvres de charité auprès de nos anciens et des plus démunis.

Le cadeau empoisonné du gouvernement à l’Alsace ?

Classé dans : Communiqués | 0

Communiqué de Virginie Joron, conseillère régionale, Présidente du groupe RN Alsace Champagne-Ardenne Lorraine.

La ministre Jacqueline Gourault a récemment confirmé sur Europe 1, puis France Bleu Alsace la fusion des départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin à l’intérieur du Grand Est, ainsi que la dévolution de "compétences particulières" (transférées par l’État) dans les domaines du transfrontalier et de « l'identité ». Est-ce la fin de ce que la presse a nommé le « malaise alsacien » et que le gouvernement a qualifié de « Désir d’Alsace » ? Rien n’est moins sûr. A maints égards, ce réaménagement institutionnel est marginal : il s’apparente surtout à un cadeau empoisonné, une manière d’étouffer les nombreux déséquilibres issus des lois de régionalisation et de métropolisation, c’est-à-dire d’une vision centralisatrice de la décentralisation.

Après avoir missionné le Préfet Marx, puis la sous-ministre (devenue ministre) Jacqueline Gourault en Alsace pour trouver un compromis avec les élus, le gouvernement a trouvé une expression pour minimiser un malaise qui résulte des conséquences de la loi NOTRe (et des lois précitées), le réduire et l'assimiler à un caprice local : il faudrait répondre au « désir d'Alsace ». On le voit, cette manière de mettre l'accent sur une région (parmi les trois concernées à l'intérieur du Grand Est) et concentrer sur elle toute l'attention et les égards permet de ne pas parler du désarroi de la majorité des communes et départements en Lorraine et Champagne-Ardenne. Au contraire, cette focalisation sur le dossier alsacien a permis de faire un feuilleton très distrayant, qui a particulièrement bien fonctionné pour étouffer ou refouler au second plan de nombreux thèmes d'actualité qui pointent les failles de notre organisation territoriale actuelle : nous pensons aux prévisions alarmantes de baisse des transferts de l'UE à partir de 2021, annoncées dès juin dernier, à l'absence de débats sur certains rapports qui sont sortis chez nos voisins immédiats, outre-rhin, sur la hausse de la criminalité et des incivilités liées à l'immigration, alors que la circulation avec nos régions est ouverte, etc..

Ainsi, avec la création de cette nouvelle collectivité Alsace, le gouvernement pense clore, par le cadeau d'un transfert de compétences et d'un peu de moyens, le dernier grand blocage issu de la loi NOTRe : ils sont en passe de réussir puisqu'il n'est plus question nulle part que la région Grand Est soit remise en question, ni sur ses compétences, ni sur son périmètre. Mais le cadeau du gouvernement aux Alsaciens ressemble plutôt à un cadeau empoisonné, qui agace les autres régions administrées par le Grand Est et surtout ne règle rien ni aux déséquilibres entre les territoires qui se creusent à vitesse grand V, ni à la trop grande concentration des pouvoirs dans les métropoles régionales.

Le "Désir d'Alsace" est une expression faussement timide, qui assimile à un caprice ce qui est en réalité un manque de moyens, celui de nos collectivités locales, et un manque de respect, celui que nos concitoyens ressentent comme citoyens de seconde zone, car leur dignité et leur identité sont de moins en moins respectées. Seuls les élus du RN proposent des solutions sérieuses et adaptées pour résoudre ces déséquilibres : le processus de centralisation des pouvoirs régionaux peut être inversé en adoptant une politique de partage des compétences régionales avec nos départements et communes en difficulté.

L’omerta dans l’Éducation Nationale doit cesser !

Classé dans : Communiqués | 0

Communiqué de Laurent Gnaedig, Conseiller régional RN Alsace Champagne-Ardenne Lorraine, Co-responsable Alsace du nord du Rassemblement National.

À l’instar de l’affaire Weinstein qui a délié les langues à Hollywood, l’affaire de la professeure braquée par un élève doit déclencher la libération de la parole dans l’Éducation Nationale quant aux histoires de comportements inadmissibles d’élèves.

Je siège à la commission Lycées au conseil régional, ainsi qu’au CAEN et je suis le seul élu à avoir évoqué le problème dans mes interventions (voir mon intervention du 22.06.18) en commission ou plénière (169 élus) : c’est dire à quel point le problème est passé sous silence car considéré comme politiquement incorrect.

Je me rappelle d’un CAEN à l’été 2017 qui s’est tenu quelques jours après que des professeurs avaient exercé leur droit de retrait dans un collège strasbourgeois miné par la violence : le problème n’y était même pas évoqué !

L’Éducation Nationale affirme réagir mais c’est faux comme peuvent le démontrer les premiers témoignages sous le hashtag « pas de vague » qui percent dans les médias. Les remous sont soit ignorés, soit étouffés par des stratégies de dénonciation ou de mise en cause des enseignants. Souvent les principaux ou proviseurs participent à ce mouvement de chape de plomb.

Je rappelle que les professeurs n’ont pas le droit d’exclure un élève à moins qu’il constitue un danger gravissime dans la classe, si bien que nous assistons à des situations lors desquelles le professeur doit admettre toutes sortes de phénomènes qui nuisent gravement au bon déroulement du cours.

Je demande le droit pour les professeurs d’exclure les fauteurs de trouble, dans le cadre de certaines limites et le retour de sanctions vraiment dissuasives.