Jean Rottner accorde 800.000€ à l’implantation de Huawei à Brumath : Le RN s’oppose catégoriquement !

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Communiqué du groupe RN Alsace Champagne-Ardenne Lorraine.

L’exécutif LR du Conseil Régional du Grand Est a alloué, à l’occasion de la Commission Permanente du 12 février 2021, la somme de 800 000 euros à la société chinoise HUAWEI pour son implantation à Brumath (67). Cette grande entreprise n’est pas une multinationale comme les autres : c’est le bras armé de la diplomatie économique chinoise dans le monde. À tel point que les États-Unis, le Royaume-Uni et la Suède ont banni ce groupe de leurs infrastructures 5G.

La majorité LR ne peut ignorer non plus que le Conseil constitutionnel a validé la semaine dernière les dispositifs législatifs « anti-Huawei », contestés par les opérateurs télécoms français SFR et Bouygues Telecom, visant à préserver « les intérêts de la défense et de la sécurité nationale », notamment dans le cadre de l'exploitation des réseaux mobiles 5G.

A quoi joue Jean Rottner ? La future usine de Brumath se trouvera à proximité de plusieurs sites sensibles de l’Armée de Terre : le 2e régiment de hussards, le 28e groupe géographique et le 54e régiment des transmissions. Lorsque nos services de contre-espionnage se montrent alarmés, le président du Grand Est sourit : l’installation du géant chinois sur ses terres lui permettra de vanter la création de quelques emplois et de s’enorgueillir des investissements faits dans « sa » région. Mais à quel prix ? Peut-on mettre en danger la sécurité nationale pour gagner une élection ? Jean Rottner a choisi : tout est bon pour la réélection.

Notre groupe ne votera pas ces crédits et se souviendra du cynisme et de la traîtrise du président du Grand Est.

Grand Est : la majorité sectaire LR vient d’adopter un budget gargantuesque

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Communiqué du groupe Rassemblement National Alsace Champagne-Ardenne Lorraine.

Le vote du budget constitue chaque année un moment central dans la vie d’une collectivité. Il détermine les grandes orientations choisies par l’exécutif, et révèle une certaine pratique des institutions, de par la manière avec laquelle il est porté à la délibération collective. Le budget 2021 de la région Grand Est vient d’être bouclé, dans une atmosphère révélant la dérive d’une majorité aux abois, qui se mêle davantage de sa réélection que de l’intérêt général de nos concitoyens.

Première opposition de l’assemblée du Grand Est, le groupe Rassemblement National a constaté depuis le début de la mandature une augmentation de 25% du budget annuel. Cette pente financière est contraire au sérieux budgétaire que nos élus et nos concitoyens appellent de leurs voeux. Notre groupe s’est donc fermement opposé à cette conception de la gestion des deniers publics, qui conduit à renforcer le poids d’une collectivité déjà gargantuesque, mais aussi à contracter de nouvelles dettes, lesquelles ne pèsent pas sur les élus, mais bien sur les contribuables qui leur ont fait confiance. Pire, ces crédits sont dilués dans des missions pléthoriques et disparates, ce qui nuit à l’efficacité de l’action régionale. Sur ce point, la majorité a, une nouvelle fois, fait la sourde oreille, au détriment des arguments raisonnables nécessaires à la tenue d’un débat pluraliste et respectueux.

Dans une approche constructive de la démocratie locale, notre groupe a déposé plusieurs motions et amendements, dont les objets sont d’intérêt public. Ainsi nos élus ont souhaité que le Conseil Régional prenne position en faveur d’un moratoire concernant l’accueil des migrants voulu par le gouvernement. Nous avons aussi proposé de préserver la santé de nos élèves en déployant à titre expérimental des purificateurs d’air dans les établissements scolaires. Soucieux de l’environnement, nous avons aussi proposé de créer un dispositif d’aide au remplacement des chaudières à fioul ou à charbon, particulièrement polluantes. Enfin, compte-tenu du contexte pandémique, qui contraint particulièrement nos étudiants, nous avons défendu la mise en place d’une assistance psychologique à destination de ces publics, et milité en faveur d’une réouverture partielle des universités. Toutes ces propositions ont rencontré un refus franc et massif de la part de l’exécutif et de la majorité, préférant attaquer les messagers plutôt que de soutenir des projets utiles à notre collectivité. Cette situation a confiné à l’absurde, lorsqu’après avoir refusé notre idée de déployer des purificateurs d’air, la majorité LR s’est vantée de s’engager pour diminuer la pollution de l’air à travers le projet ATMO.

Mais le sectarisme des dirigeants du Grand Est s’est aussi traduit par une attitude profondément inqualifiable de la part de l’exécutif qui dirigeait les débats. Les micros de nos élus ont été coupés intempestivement, ces derniers ne pouvant parfois pas terminer leurs démonstrations, tandis que les élus de la majorité ont bénéficié d’un traitement de faveur, qui leur a souvent permis de dépasser leur temps de parole. Nous déplorons ce comportement, non seulement car il dessert la démocratie locale, mais surtout parce qu’il méprise les électeurs qui nous ont fait confiance pour les représenter.

Motion en faveur d’un moratoire concernant l’accueil des migrants dans le Grand Est

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Motion proposée par Virginie Joron pour le groupe RN Alsace Champagne-Ardenne Lorraine et jugée irrecevable par Jean Rottner, décidément très mal à l'aise lorsqu'il s'agit de débattre sur les conséquences de l'immigration dans nos territoires, déclare irrecevable notre motion en faveur d’un moratoire concernant l’accueil des migrants dans le Grand Est !

Exposé des motifs :

Dans un document présenté par la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa fin décembre 2020, le gouvernement a prévu un nouveau schéma national pour répartir l’accueil des demandeurs d’asile dans plusieurs régions pour décharger l’Ile-de-France. Le Grand Est serait à ce titre la troisième région la plus concernée par ce « rééquilibrage » avec 11% de migrants en plus à accueillir de 2021 à 2023.

 

Motion :

Compte-tenu du contexte économique récessif, qui voit exploser le chômage et chuter les niveaux de vie de nos compatriotes, et d’une croissance démographique en baisse depuis 2015, les conditions pour accueillir de nouveaux demandeurs d’asile et les intégrer à notre marché du travail ne sont plus réunies. Une telle répartition excéderait largement les capacités d’accueil de notre région et serait incomprise par nos concitoyens, lesquels doivent être placés au coeur des priorités de notre action publique.


En conséquence, le Conseil régional du Grand Est refuse le schéma de répartition des migrants décidé par le ministère de l’Intérieur et demande l’instauration d’un moratoire sur l’immigration illégale au niveau national pour favoriser une politique ambitieuse de relance de la natalité par un soutien accru aux familles françaises. Enfin, il sollicite une audition du préfet de région aux termes de l’article 43 du règlement intérieur, afin d’être informé précisément des plans du gouvernement concernant l’accueil des migrants dans nos trois régions historiques.